La contribution santé, la taxe mal aimée

20/08/2012 15:20

Source: TVA Nouvelles / le20 août 2012 / 13h23
Un article écrit par Carl Renaud


La plupart des partis politiques sont prêts à éliminer la contribution santé, instaurée en 2010 par le gouvernement Charest, même si la taxe mal aimée permet au Trésor public d'engranger près d'un milliard de dollars annuellement.


La contribution de 200$ par année imposée aux adultes québécois a fait l'objet d'échanges entres les chefs des principaux partis lors du débat au cours duquel ils se sont affrontés dimanche soir devant des milliers de téléspectateurs.


L'idée d'éliminer la contribution santé, notamment défendue par le Parti Québécois, la Coalition Avenir Québec et Québec Solidaire, plaît au Réseau FADOQ. L'association qui représente les Québécois âgés de 50 ans et plus a lancé lundi une pétition en ligne invitant ses membres à s'opposer à la taxe santé.


La contribution santé a été introduite progressivement à compter de l'été 2010. La taxe de 25$ recueillies pendant l'exercice 2010-2011 a permis à l'État d'amasser 252 M$. L'année suivante, Québec a récolté 615 M$ en imposant une contribution de 100$ aux Québécois. Pendant l'exercice actuel qui se terminera le 31 mars 2013, le gouvernement s'attend à toucher 1, 005 G$.


Devant de tels chiffres, l'économiste Marc Van Audenrode estime que l'abolition de la contribution santé est une mauvaise idée. Le spécialiste en finances publiques croit qu'il est pertinent de rappeler aux contribuables que le système de santé n'est pas gratuit.


Rappelons que le budget du ministère de la Santé et des Services sociaux se chiffre à 30,1 G$ pour l'exercice 2012-2013, près de la moitié du budget du gouvernement. Aux yeux de M. Van Auderode, il est justifié de facturer un frais d'accès au réseau de la santé.


«C'est acceptable de payer près de 300$ pour immatriculer sa voiture mais ça ne les pas pour accéder au système de santé», a exprimé le professeur de l'Université de Sherbrooke.


Coalition Avenir Québec et Québec Solidaire n'ont pas indiqué avec précision comment ils entendent compenser l'abolition de la contribution santé.
La CAQ prévoit sacrifier la contribution dans le cadre d'un allègement fiscal de 1 000 $ destiné aux contribuables de la classe moyenne. La somme sera compensée par le « grand ménage » que souhaite réaliser le parti en éliminant la corruption, le gaspillage et certaines structures administratives de l'administration publique.


Québec Solidaire et le Parti Québécois ont indiqué qu'ils entendent remplacer le milliard provenant de la contribution santé par une hausse de l'impôt des plus riches. Dans le cas du PQ, le plan est assez détaillé, accroître le niveau d'imposition des travailleurs qui gagnent annuellement plus de 130 000$ et plus de 250 000$.


La solution des troupes de Mme Marois déplaît à Marc Van Audenrode. «Le PQ veut hausser le taux d'imposition des plus riches de 46,5% à 52 et 55%. Ça va créer un déséquilibre entre la structure d'imposition des Ontariens et la nôtre», a-t-il déploré, rappelant que les riches ne courent pas les rues dans la province.


 

 

Conférence des Tables régionales de concertation des aînés du Québec

Rechercher dans le site

Contact

Conférence des Tables régionales de concertation des aînés du Québec (CTRCAQ) 2120, rue Boivin, local 113
Québec (Qc)
G1V 1N7
418-614-0999